|
Il me fallut du temps. Beaucoup de temps pour me rendre compte que je naviguais sans cesse entre lumière et ténèbres.
La lumière, je l’avais éteinte délibérément depuis longtemps. Cette lumière que DIEU avait allumée me fascinait et m’inquiétait.
Je m’étais adapté au monde en me construisant d’une certaine façon. Je n’avais pas franchement l’intention de changer. Et, je continuais à voire mes petites amies et à vivre mes fantasmes.
Mais la différence, je le compris au fil des mois était une déchirure une sorte de souffrance. Lorsque j’étais en contact avec DIEU mon propre comportement me faisait souffrir.
Je n’avais pas rejeté DIEU, je ne l’avais pas suivi non plus. Je me trouvais statique. Une sorte de situation étrange que je n’avais pas l’habitude de vivre.
JESUS me demandait de lui réserver des temps de silences. Malgré ma vie fort mouvementée, j’obtempérais. Mais j’ai toujours eu horreur du silence. Le silence m’angoisse. Je déteste la solitude.
Mon esprit avait du mal à se calquer sur ces temps là, mais j’essayais. JESUS me demanda de les faire régulièrement. Puis Il me demanda de faire le chapelet.
Je le faisais, mais je n’éprouvais rien de particulier et je m’ennuyais. Je m’ennuyais d’autant plus que systématiquement une sensation d’inutilité me gagnait.
Un mec comme moi : comment mes prières peuvent être utiles à quelque chose. Si je me référais à Thérèse de l’Enfant JESUS, c’est sur, je ne me sentais pas à la hauteur.
Très rapidement, je décidais d’arrêter. A quoi bon ?
Mais le SEIGNEUR chaque fois, me relançait.
Alors je m’y remettais toujours sans convictions.
Pourtant, à l’intérieur de moi, cette lumière que le SEIGNEUR avait déposé dans mon cœur, je l’aimais et je ne voulais pas la perdre. Oui ! Mais mon mode de vie, je ne voulais pas m’en séparer non plus !
De plus en plus j’éprouvais la sensation d’être déchiré en deux. Cela provoquait en moi des souffrances immenses. J’aurais voulu changer pour cette lumière là mais j’aimais ma vie dans le monde. J’avais brûlé mes ailes.
JESUS m’expliqua que si je souhaitais me rapprocher de LUI, il fallait que je me décide à la constance dans la prière, le sacrifice, le temps de silence.
Puis Il se retira. Je n’éprouvais plus la joie de la lumière. J’en étais privé. Et je compris qu’il m’avait laissé au monde. J’hurlais à l’intérieur de moi comme un animal blessé à mort. Il y avait tant de vide. Bien sur je comblais toujours par ma façon de vivre, mes petites amies, mes potes, mes sorties nocturnes, mon fric. Mais la sensation d’abandon persistait, je n’étais pas heureux.
JESUS me dit : « Mon fils, tu connais le chemin et la voie pour venir vers Moi. J’ai marché vers toi. Maintenant c’est à toi à venir me trouver. »
Je repris les temps de silences et la prière. JESUS me conseilla les jeûns. J’offris de nombreux jeûns et malgré tout cela j’étais encore avide du monde. J’en pleurais. J’étais désespéré. Je ne voulais pas perdre définitivement cette lumière de DIEU, mais l’attrait du monde me faisait replonger à chaque fois. Ce qui me faisait dire : « pourquoi je n’y arrive pas ? JESUS ne vînt plus s’intéresser à moi. Si cela arrive je le comprendrais. »
J’avais très mal dans mon cœur.
JESUS m’apparut et me sourit :
« Tu te trompes mon fils. Ton esprit est fort, encore attiré par le monde, c’est vrai. Mais ton cœur m’aime, autrement tu ne souffrirais pas de ton comportement. Tu ne t’es pas trouvé d’excuses et tu veux changer par amour pour Moi. Il te faudra du temps. Mais si tu souffres, que tu offres des sacrifices, des jeûns parce que tu veux changer, alors sois en sûr, tu t’uniras de plus en plus à Moi. Fait ta part mon fils et Moi le Maître de l’Amour je ferais le reste.
« Le Maître de l’Amour », cette phrase raisonnait particulièrement. « Maître » : mais un « Maître » impose. ALORS POURQUOI NOUS N’AIMONS PAS TOUS JESUS ? Si Il est réellement le Maître de l’AMOUR. Une fois de plus, JESUS me répondit en toute simplicité.
-« Peux-tu obliger quelqu’un à t’aimer mon fils ? » - Sûrement pas répondis-je ? - « Pour toi comme pour Moi, cela est impossible. »
Je regrettais mon comportement passé. Je comprends maintenant ce que Marthe Robin m’avait dit un jour. « Vous avez vécu avec la haine, il vous faudra vivre avec l’amour. » Ce contact avec JESUS m’était devenu indispensable. Je compris alors que JESUS patientait parce que je l’aimais. J’étais empêtré dans ma construction d’un Moi dominant dans le monde, mais j’aimais JESUS de plus en plus.
Je comprenais qu’il fallait consacrer quotidiennement du temps à JESUS. Car si JESUS est devenu un rendez-vous d’Amour, alors il ne faut pas le négliger.
Chaque jour cette phrase de JESUS m’accompagne : « Les hommes ne perçoivent que l’extérieur. Moi je vois l’intériorité de l’être et si un homme à Mon contact éprouve un amour profond, alors je sais qu’il changera. Dépossédé de l’Amour, les prières, les rituels ne valent rien. L’important c’est d’AIMER. »
|